Faire un blocage d’écriture

En ce moment, je vis un blocage d’écriture.

Depuis un mois, je n’ai pas écrit un mot sur mon roman Météorites. Ni le tome 1 en cours de correction, ni le tome 2 dont j’ai pourtant rédigé 90% du premier jet depuis le NaNoWriMo de novembre dernier.

Je n’aime pas ça. L’écriture, le fait de créer des histoires, me manque. Je n’ai pas encore trouvé de solution miracle pour m’en sortir, mais je vais décortiquer avec vous comment j’en suis arrivée là et si on peut voir de la lumière au bout du tunnel.

Faire un blocage d'écriture


Les causes du blocage d’écriture

Je précise que je parle dans cet article de mon cas personnel et que, si vous expérimentez vous aussi un blocage, ce sera peut-être pour des raisons très différentes. J’ai identifié plusieurs causes possibles à mon immobilisme actuel, certaines plus valides que d’autres.

Je vous propose d’interroger avec moi chacun des suspects.

Un peu de surmenage ?

Je n’ai pas chômé ces derniers temps en matière d’écriture.

Après avoir consacré le NaNo 2018 et les six mois suivants à la réécriture de Météorites-tome 1, j’ai passé mon mois d’août plongée dans les conseils de John Truby et son Anatomie du Scénario pour dessiner le plan et la liste de scènes de mon tome 2. Septembre et octobre ont été consacrés, de façon très intensive, à la relecture et à la correction du tome 1 (avec les encouragements bienvenus du forum Cocyclics). En novembre, j’ai enchaîné directement sur le NaNoWriMo pour attaquer le premier jet du tome 2. Les résultats étant plutôt satisfaisants, j’ai poursuivi sur ma lancée en décembre.

En parallèle, j’ai envoyé mon tome 1 en bêta-lecture peu avant Noël, jonglant entre l’écriture, les fêtes, la gestion des envois du manuscrit et la digestion (parfois difficile) des retours des bêta-lecteurs.

Bref, fin janvier je crois que j’étais un peu éprouvée.

Mais est-ce une bonne raison de bloquer ? J’adore écrire et je clame à qui veut l’entendre que je ne voudrais faire que ça de ma vie. Certes, mon rythme était assez intense, mais je n’ai ni renoncé au sommeil ni à ma vie sociale non plus. Je ne pense pas que ce soit le fond du problème.

La peur de décevoir ?

Mon premier roman, Le Page de l’Aurore, n’est peut-être pas (encore !) un succès international en librairie, mais il n’empêche que je suis extrêmement touchée par les commentaires positifs qu’il reçoit.

Et un peu angoissée, aussi. Parce que les aspects du roman que mes lecteurs préfèrent sont à peu près tous absents de Météorites. Je n’ai plus de gentil héros innocent, plus de décors royaux et somptueux, plus d’atmosphère féerique inspirée de la Renaissance, plus vraiment de douceur ni de poésie.

Est-ce que je ne risque pas de me tirer une balle dans le pied en partant dans une direction si différente ? Est-ce que mes lecteurs vont accrocher à mon nouveau roman ?

Mais même si ces questions me traversent l’esprit, je les oppose toujours aux excellents conseils d’Elizabeth Gilbert dans Comme Par Magie. À ses yeux, il n’y a rien de plus bête et de plus triste qu’un créateur qui s’auto-censure parce qu’il ne veut pas tomber de son « piédestal » après un succès.

Qui sommes-nous pour prévoir à l’avance ce que nos lecteurs vont aimer ou non ? Et puis après tout, si ça plaît moins, qu’est-ce que ça fait ? Si on aime vraiment écrire, on doit se concentrer sur l’acte de création et admettre qu’on ne maîtrisera jamais la réception du public.

Et n’oublions pas que la majorité des lecteurs aiment expérimenter des styles et des histoires différents, sinon on relirait tous toujours le même livre. Donc, sachant tout ça, j’arrive assez bien à me défaire de ma peur de décevoir.

La hantise des corrections ?

Il faut avouer que, même quand on adore écrire, l’exercice peut avoir des aspects fastidieux et décourageants. Après 9 mois de réécriture et 2 de corrections, je pensais avoir fait le gros du travail sur le tome 1 de Météorites.

C’était avant de demander l’avis de mes bêta-lecteurs. Leurs retours ont afflué assez rapidement : très instructifs, bourrés de choses à reprendre et soulevant des problématiques assez sérieuses sur mon histoire et mes personnages. Idem dans les premiers commentaires de mon éditrice.

Pas seulement, hein. Il y a aussi des aspects qui ont plu et j’ai reçu des compliments qui m’ont soulagée. Mais l’esprit humain me pousse à voir surtout les plus gros points rouges et le travail qu’ils impliquent.

Car autant certaines remarques demandent des corrections que j’accepte et que je comprends facilement, autant d’autres me donnent du fil à retordre. La structure de mon histoire, par exemple, a des moments de mou. Les motivations de mon héroïne ne sont pas claires. Certains personnages secondaires manquent de consistance. D’autres agissent de façon incohérente pour arranger le scénario. Bon. Mais qu’est-ce que je fais de tout ça ?

Je ne sais pas encore comment corriger ces problèmes. Quand j’essaie d’imaginer des réponses, ça ne fait que soulever d’autres soucis. Le sommet de la montagne me semble inatteignable.

Je sais cependant que je vais bien finir par y arriver – l’arrachage de cheveux et les eurêka sont deux constantes du processus d’écriture et j’ai déjà démêlé bien d’autres problèmes. Seulement, il me faut du temps, du recul et de la concentration.

La perte de foi en mon histoire ?

En recevant les commentaires sur mon tome 1, j’ai eu comme un sentiment de « gloups ». Car de la même façon que Météorites diffère du Page de l’Aurore, le tome 2 se démarque du tome 1… Et une bonne partie des personnages et des décors que mes bêta-lecteurs ont apprécié auront quasiment disparu dans cette suite. Décidément, c’est une manie !

Mais le plus gros souci que j’ai avec ce tome 2, c’est que je ne sais pas bien où je vais. Je ne suis toujours pas décidée sur la fin que je veux lui donner. Celle que j’ai imaginée et qui serait logique ne me plaît pas vraiment. Je la trouve trop sombre, un peu déprimante… Et elle risque d’ouvrir la porte à un troisième tome, ce que je refuse absolument.

De plus, avant même d’atteindre cette fin, je galère sur mes dernières scènes. Lors de la construction de mon plan, je les ai beaucoup moins travaillées que celles du début et l’histoire se prend les pieds dans le tapis. On fait des détours, ça traîne en longueur. Probablement parce que je ne sais pas où je veux aboutir, d’ailleurs.

En tout cas, la principale raison pour laquelle j’ai arrêté d’écrire est là : je n’aime plus trop mon histoire. Elle ne m’inspire plus. J’arrive assez bien à déterminer ce qui pose problème, mais beaucoup moins à trouver des solutions. Comme pour le tome 1, je sens qu’il me faudrait une longue plage de temps libre pour remettre les choses à plat et repartir du bon pied… sauf que ce temps me manque.

Les contraintes extérieures ?

Depuis janvier, mon quotidien est devenu brutalement beaucoup plus chargé. J’ai pris un nouveau poste dans mon travail, avec ce que ça implique de surcharge (temporaire, j’espère) pour absorber les nouveaux sujets et les urgences. Je dois me lever plus tôt (alors que j’écris le matin) et je rentre facilement deux heures plus tard le soir, la tête pleine de soucis. Ça ne me motive pas à enchaîner sur les prises de tête de mon roman.

Je me repose donc devant des séries et des jeux vidéos, ce qui est sympa, mais très chronophage. Et l’écriture n’avance pas.

Alors bien sûr, l’écriture est une question de priorité et on a tous des emplois du temps bien remplis dans lesquels on prend le temps d’écrire plus qu’on ne le trouve. Mais combiné avec tous les facteurs précédents et particulièrement avec les nœuds au cerveau que mon roman me cause, le manque de temps devient un obstacle non négligeable.


Comment se sortir d’un blocage d’écriture ?

À l’heure où j’écris cet article, je n’ai pas de formule magique et je n’ai pas encore repris mon histoire. Mais je pense que l’un de mes objectifs doit être de reprendre confiance en moi et en ma capacité à écrire de bonnes histoires, malgré les contraintes.

En effet, je culpabilise beaucoup de ce blocage. Parce que je tire (tirais ?) fierté d’être une autrice disciplinée et régulière, capable de me mettre au clavier tous les matins sans jamais connaître de panne d’inspiration. Et cette honte me fait rentrer dans un cercle vicieux « mon histoire est nulle / je suis nulle / blablabla ». Il faut donc que je trouve le moyen de me rebooster !

GIF de gentil pingouin motivant

Voir le verre à moitié plein

Durant ces semaines de pause, ce n’est pas non plus comme si je n’avais rien fait.

Je continue à écrire mes articles de blog – et là, au moins, je reste fidèle à ma régularité d’horloge. Je n’ai pas réussi à prendre d’avance (chaque article est finalisé moins d’une semaine avant sa publication), mais cela s’explique parce que les derniers en date étaient assez compliqués à écrire et nécessitaient des recherches.

Une de mes bêta-lectrice m’a demandé en parallèle de relire son roman et cet exercice (même si je l’ai aussi un peu laissé de côté dernièrement) est intéressant pour ma propre écriture. Ça m’aide à reconnaître les erreurs que je peux faire moi-même, avec leur impact sur le lecteur, et à réfléchir à des solutions.

J’ai aussi commencé à rassembler tous les retours de mes bêta-lecteurs dans un fichier de suivi. Mine de rien, c’est un travail extrêmement prenant : j’ai déjà recopié plus de 1000 commentaires et je n’ai pas fini ! (Oui, quand je vous disais que le résultat de cette bêta-lecture me donne un peu l’impression d’être Sisyphe…). Mais je pense que je suis obligée de passer par là afin de ne perdre aucune remarque.

Enfin, j’ai eu une première discussion avec mon éditrice qui a lu le tome 1 et à qui j’ai exposé mon plan sur le tome 2. Si elle a rajouté quelques gros commentaires à la montagne des 1000, elle m’a aussi rappelé que toutes les critiques des bêta-lecteurs ne seraient pas forcément à prendre en compte.

Elle m’a aussi donné beaucoup de pistes pour intégrer ses propres recommandations. C’est ce que j’avais déjà observé avec notre travail sur Le Page de l’Aurore : avec elle, les corrections me paraissent moins insurmontables même s’il y en a beaucoup. Disons, pour reprendre la métaphore de la montagne, que j’arrive au moins à voir le sentier qui mène au sommet.

En tout cas, elle n’a pas refusé le texte d’emblée et n’est pas partie en courant, ce qui est déjà encourageant ^^

Commencer petit

Pour me rassurer sur mes capacités, je pense que je ferais bien d’attaquer quelques corrections du tome 1. Des petites choses, des remarques mineures sur des chapitres déjà bien en place. Ça me donnerait le sentiment de commencer à réduire la charge sans trop épuiser mon cerveau d’un coup.

Dans ma compilation des 1000 commentaires, j’ai indiqué en rouge ceux qui représenteraient le plus de travail… Et j’ai été assez surprise de constater qu’il y en avait moins que ce que je pensais (bon, même si à eux seuls ils représentent des prises de tête monumentales). Mais au moins, il y a beaucoup d’améliorations que je peux apporter facilement.

Savoir où je vais

Je crois que je n’arriverai pas à boucler ce tome 2 tant que je n’aurai pas décidé de ma fin et que c’était assez stupide de ma part d’avoir cru qu’elle viendrait toute seule. La fin est ce qui détermine le thème de l’histoire, son message, et tant que ça n’est pas clair, c’est impossible de raconter quelque chose de satisfaisant.

Donc je vais laisser de côté mes fameuses trois dernières scènes et plutôt me remettre sur mon plan, en partant de la fin. Mon éditrice m’a proposé une piste plus satisfaisante que ce que j’avais imaginé à la base, je vais y réfléchir et voir comment m’approprier ces idées.


Comme dirait Guenièvre, « on n’est pas sortis du sable ». Mais rien qu’écrire cet article a déjà eu sur moi un petit effet thérapeutique ! Mes prochains week-ends s’annoncent plus calmes que les précédents, alors je vais me bloquer du temps pour mettre en application ces réflexions et mettre fin à ce fichu blocage.

Si vous avez été concernés par la même chose, venez me dire comment ça s’est passé et comment vous vous en êtes sorti !

Et si vous êtes en plein dans la mélasse vous aussi, bon courage ❤️


Preuve que le sujet touche beaucoup d’écrivains, d’autres blogueurs ont partagé leurs réflexions et leurs conseils sur le même thème, par exemple : Mécanismes d’HistoiresStéphane Arnier ou Monde Fantasy.


Crédits image : Ilario Piatti on Unsplash

0 commentaire pour “Faire un blocage d’écriture”

  1. Je n’ai pas pu m’empêcher d’avoir un petit sourire en lisant le titre de l’article. Pas du tout parce que je me réjouis que tu bloques, évidemment, mais parce que c’est exactement ce que je traverse en ce moment… C’est d’ailleurs l’un des premiers articles que j’ai écrit sur mon blog, aussi à des fins thérapeutiques, et c’est vrai que ça marche un peu !
    Nous ne bloquons pas pour les mêmes raisons (moi c’est par peur de se lancer) mais je compatis à la frustration que c’est. Je pense qu’en effet, trouver la fin de Météorites t’aidera à lever le blocage. Personnellement je ne trouve rien de pire que d’écrire sans savoir où on va et en ne croyant pas à son histoire. Donc plutôt que d’écrire, revenir à de la planification pour commencer ? Même si je ne suis pas guérie de ma page blanche, je sens que des barrières tombent depuis que j’ai un plan de plus en plus précis et que j’ai trouvé la fin de mon roman.
    En tout cas bon courage, je suis de tout cœur avec toi !

    1. Merci beaucoup !! Je pense qu’effectivement, trouver une fin qui me plaise (et pas juste choisie par défaut) me fera beaucoup de bien 🙂
      Bon courage à toi aussi !

  2. Je t’envoie tout mon soutien dans cette période. En lisant l’article, j’ai eu envie de partager avec toi mon expérience des blocages d’écriture.

    Ca m’est arrivé pour Eclosions, le premier roman sur lequel j’ai commencé à travailler. Arrivée au chapitre 6, blocage. Je pense que les causes étaient assez similaires : ce n’était peut-être que le tome 1, mais je ne savais pas comment le tome 2 finirait. Je ne savais pas où aller. J’étais empêtrée avec certains personnages dont je ne savais que faire, et franchement découragée. La solution pour moi a été de travailler sur une toute autre histoire. J’ai laissé de côté Eclosions. Ca fait maintenant un peu plus d’un an que je n’y ai pas touché. Et tu sais quoi ? L’autre jour, je ne faisais rien de particulier mais pop, j’ai su comment réorganiser mon début, ce qui manquait. Et j’ai de nouveau eu envie de m’y mettre. Je pense que ce qui compte dans ces moments c’est de retrouver l’envie, pas de se forcer. J’ai l’impression, étonnamment, que c’est quand on lâche prise que les solutions apparaissent.

    Il faut aussi se rappeler que quand le travail devient trop prenant, et pèse trop lourd sur les journées, il n’est pas étonnant d’être vidée quand tu rentres chez toi le soir. Il ne faut pas culpabiliser. Ok, le temps ça se prend, nianiania, mais personnellement quand on me dit ça j’ai envie de répondre : « fais des journées de 10-11 heures auxquelles tu rajoutes 2 heures de transport, et on en reparle ». Il y a tout simplement des moments où il faut penser à soi, se ressourcer, prendre soin de soi et de sa créativité !

    Quant à tes peurs de décevoir, en ce qui me concerne, j’ai aimé ton roman mais j’ai surtout aimé ton approche et ton style, et ça, je les retrouverai dans n’importe laquelle de tes histoires.

    1. Ooh merci beaucoup pour ces petits compliments, ça me touche beaucoup 🙂
      Je crois qu’écrire cet article m’a déjà permis de retrouver l’envie qui me manquait. J’ai commencé doucement ces derniers jours à recorriger mon tome 1, à avoir des nouvelles idées, et ça me fait un bien fou de voir que j’en suis toujours capable. Je n’ai pas encore tout débloqué dans mes problèmes d’intrigue, loin de là, mais ça me fait moins peur.

      Merci pour ton commentaire et ton partage d’expérience ! C’est rassurant de voir qu’on passe tous par là et que, en général, on s’en sort toujours <3

  3. Tu as déjà fait un grand pas en avant en regardant la réalité en face (la seule vraie raison qui fait qu’on bloque sur un texte, c’est qu’on n’aime plus l’histoire telle qu’elle est). Après, il n’y a pas de secret : seul le temps permet de laisser décanter, de se (re)poser les bonnes questions, et de repartir du bon pied. Tu prétends ne pas avoir ce temps, mais tu n’as pas le choix : il va te falloir le prendre quand même. Bon courage ! T’inquiètes, c’est juste le métier qui rentre (si ça peut te « rassurer », j’ai jeté plus de la moitié de ce que j’ai écrit en 2019 à la poubelle, ça fait partie du job ;))

    1. Aïe ! Mais tu as raison, c’est vrai 🙂 Et je compte bien aller chercher ce précieux temps avec les dents. Ecrire cet article m’a remotivée et m’a fait prendre conscience d’à quel point l’écriture me manquait. Alors je vais faire tout ce qu’il faut pour me remettre sur les rails !

      Merci en tout cas pour tes encouragements et tes conseils

  4. Je ne sais pas surmonter les blocages d’écriture ; je sais juste que c’est pénible, agaçant, vexant, et que ça passe… (et que ça revient, évidemment). Je crois que même si les avis extérieurs comptent évidemment beaucoup, chaque auteur est son premier lecteur : il faut que ton histoire te plaise, te donne envie de la raconter, de te la raconter. évidemment, en dehors des causes pratiques (emploi du temps surchargé, ordinateur en panne, fièvre carabinée…)
    Et pour ça, fais toi confiance : si tu n’arrives pas à écrire, un coin de ton cerveau moullne pendant ce temps et cherche comment te débarrasser d’un personnage qui ne te plait pas vraiment mais que tu n’oses pas virer…. un matin (ou un soir) tu te diras juste « Bidule ? mais il est inutile… ce qu’il fait dans ce chapitre, Truc pourrait le faire… et ce qu’il dit là, on s’en fiche ! hop, dehors. C’est juste un exemple, bien sûr, j’ai rien contre Bidule, je le respecte même beaucoup.

    Laisser ton cerveau bosser en douce ne t’empêche pas d’écrire : soigner les finitions, revoir les décors, faire le tour de tes personnages, te demander comment ils vont…
    Et puis essayer, écrire, relire.
    et puis faire autre chose aussi, parce que ton cerveau marche aussi quand tu marches. (le mien marche même mieux quand je suis pas devant le clavier).

    Bref, faut pas se raconter d’histoire : écrire, c’est se raconter une histoire.
    à soi.
    et ensuite aux autres.
    alors autant qu’elle te plaise.
    fais toi confiance.

    1. Merci beaucoup pour ce gentil commentaire qui m’a fait sourire (pauvre Bidule !). C’est très réconfortant d’être rassurée et encouragée par les expériences des autres 🙂

  5. C’est pas grave ça arrive à tous le monde 😉
    Je connais pas toute ta situation mais je peux toujours te dire comment je fais quand ça arrive, ça te donnera peut-être des idées.
    D’abord pas de pression (sauf au bar ^^) plus tu culpabilise de pas écrire, plus ça te bloque, moins tu écris, plus tu culpabilise c’est le cercle infernal. Prends-toi le temps défini que tu veux/peux/dont tu as besoin où tu décide de pas écrire, si tu as d’autres activités créatrices c’est le bon moment pour t’y consacré par exemple. L’idée c’est de t’aérer l’esprit et de te ressourcer.
    Après tu peux écrire autre chose, quelque chose qui te fait plus envie que des corrections, une scène qui te trotte dans la tête, noter une idée, développer un perso. Je suis aussi dans des corrections interminables et pendant un moment je prenais quelques minutes en fin de séance pour bosser sur des projets potentiels histoire de revenir aux fondamentaux.
    Et en dernier c’est bien aussi de bousculer ses habitudes de temps en temps : aller écrire dans un café, à la main, te passer d’excel ( 😱 ) n’importe quoi qui apporte un peu de changement et de frais.
    Voilà l’avis que tu n’as pas demandé ^^, bon courage et dis nous comment ça évolue !

    1. Haha jamais je ne pourrais me passer d’Excel 😉 Merci pour tes conseils ! Je commence un tout petit peu à reprendre mes corrections, écrire cet article m’a fait du bien et je commence à y voir plus clair. En tout cas je retrouve l’envie d’avancer !

  6. Hello !

    Pour ma part, je suis tous les ans confrontée au même blocage. L’hiver… Impossible d’écrire quoi que ce soit en cette saison. et quand le soleil revient dans ma vie, je me remets à écrire.
    J’ai déjà essayé de me forcer mais rien n’y fait. Non seulement je ne produis presque rien mais en plus j’en sors de mauvaise humeur.
    Alors quand un rayon de soleil se présente à moi l’hiver, j’en profite et je rédige quelques lignes mais jamais bien longtemps, il ne faut pas que ça devienne une torture non plus. Mais c’est déjà ça.
    Mon cycle d’écriture est totalement relié à celui du soleil. Pourquoi ? Je n’en sais fichtre rien ! Alors l’hiver je lis plus que je n’écris.
    Peut-être devrais-je songer à aller vivre sur une île ensoleillée toute l’année…

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