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Les différents types de narration du roman

Il y a quelques temps, je vous ai parlé des erreurs que j’avais commises malgré moi en matière de narration. La première erreur était de ne pas m’intéresser au sujet et de ne pas savoir faire la différence entre les différents types de narration, encore moins de choisir consciemment lequel serait le plus approprié à mon histoire. 

Or, il s’agit d’une décision primordiale qui peut complètement changer le ton, le style et l’émotion d’un récit. Se contenter de choisir la solution qui nous vient à l’esprit en premier n’est pas toujours efficace. Cela peut même vous réserver de mauvaises surprises au moment des corrections, quand vous vous rendrez compte que vous devez réécrire plusieurs scènes, voire tout le texte.

Pour vous aider à y voir plus clair, je vous propose de voir ensemble :

  • Quels sont les différents types de narration possibles dans un roman (dans cet article)
  • Quels sont leurs avantages et inconvénients respectifs et lequel choisir en fonction de l’effet que vous souhaitez produire (dans cet article)
Les différents types de narration

Qui raconte votre histoire et comment ? Est-ce vous, l’auteur, qui vous adressez directement au lecteur ? Est-ce le protagoniste ? Est-ce un autre personnage de l’histoire, ou bien un conteur lui-même fictif ? 

Voici la première question à vous poser pour distinguer les types de narration. Elle se décompose en plusieurs choix possibles.

Les points de vue : Le choix du narrateur

Qui est la personne la mieux placée pour raconter votre histoire et mettre votre héros, votre intrigue ou votre style le plus en valeur ?

Le narrateur extradiégétique

Ce narrateur peut être complètement extérieur à la narration (pour utiliser des termes chics, on dit alors qu’il est extradiégétique, la diégèse désignant la narration).

C’est une solution choisie couramment, comme par exemple dans Orgueil et Préjugés, de Jane Austen :

« C’est une vérité universellement reconnue qu’un célibataire pourvu d’une belle fortune doit avoir envie de se marier, et, si peu que l’on sache de son sentiment à cet égard, lorsqu’il arrive dans une nouvelle résidence, cette idée est si bien fixée dans l’esprit de ses voisins qu’ils le considèrent sur-le-champ comme la propriété légitime de l’une ou l’autre de leurs filles.

– Savez-vous, mon cher ami, dit un jour Mrs. Bennet à son mari, que Netherfield Park est enfin loué ?

Mr. Bennet répondit qu’il l’ignorait. »

Orgueil et Préjugés, Jane Austen


Ici, le narrateur ne se trouve pas réellement chez les Bennet, il ne participe pas à l’histoire.

Le narrateur intradiégétique

À l’inverse, le narrateur peut être intradiégétique et faire lui-même l’objet d’un récit.

C’est le cas dans Frankenstein, de Mary Shelley : le roman commence par des lettres de l’explorateur Robert Walton adressées à sa sœur, où il raconte comment il a recueilli Victor Frankenstein. Celui-ci raconte ensuite sa propre histoire à Walton.
C’est aussi le cas de John Watson, narrateur des aventures de Sherlock Holmes, ou de Nick Carraway qui évoque celles de Gatsby.

Parmi les narrateurs intradiégétiques, on distingue encore deux types :

  • Le narrateur hétérodiégétique, qui ne fait pas partie du récit qu’il raconte. Par exemple, Shéhérazade racontant les contes des Mille et une Nuits
  • Le narrateur homodiégétique, qui est un personnage de l’histoire. Frankenstein et Watson sont dans ce cas. Si le narrateur est même le héros de l’histoire qu’il raconte (comme l’est Frankenstein, tandis que Watson n’est que le témoin des exploits de Sherlock Holmes), on parle alors de narrateur autodiégétique

Les points de vue : Narration en présentation ou en représentation

Déterminer l’identité du narrateur est une chose. La deuxième est de choisir à qui il s’adresse et comment. Parle-t-il directement au lecteur ou bien à un autre personnage ? Ou bien s’efforce-t-il de disparaître derrière l’histoire qu’il raconte ?

On touche ici à la différence entre présentation et représentation.

La représentation, c’est ce qu’on observe dans une pièce de théâtre classique : les personnages (et les comédiens) jouent leur histoire comme s’il n’y avait pas de public face à eux. Ils entretiennent l’illusion de leur propre réalité et entraînent le spectateur, ou le lecteur, dans leur histoire. L’objectif de la représentation est de faire disparaître l’auteur et le lecteur, et de faire oublier qu’il s’agit d’une histoire fictive.

À l’inverse, la présentation met les pieds dans le plat. Les personnages (ou Deadpool) brisent le fameux quatrième mur et s’adressent directement au public. Dans un roman, cela correspond à l’auteur qui parle à son lecteur, soit directement, soit par la voix d’un narrateur omniscient. Cela peut se manifester, par exemple, par le fait d’insérer des références anachroniques à la pop-culture moderne dans un récit d’heroic fantasy. 

Attention, si le narrateur s’adresse à un autre personnage du récit et non au lecteur lui-même, on restera dans la représentation.


Les points de vue : Le choix de la focalisation et de la personne

Les récits sont généralement narrés soit à la première personne (Je), soit à la troisième personne du singulier (Il ou Elle).

Les autres usages sont possibles (Tu, Vous, Nous ou Ils/Elles), mais bien plus inhabituels, donc risqués. Je conseille de ne les tenter que si on est sûr de soi et que ça apporte réellement quelque chose à l’histoire.

Ils peuvent être utilisés ponctuellement et auront pour impact de surprendre le lecteur, voire de le déranger, en tout cas de créer une atmosphère très particulière. C’est une technique utilisée dans quelques courts interludes par l’excellent roman Le Cirque des Rêves, d’Erin Morgenstern.

« Tu te trouves parmi la foule, naturellement. La curiosité a été la plus forte, comme toujours. Tu es là dans le jour qui décline, emmitouflé dans une écharpe pour te protéger de la fraîcheur du vent nocturne, attendant de découvrir par toi-même ce cirque qui n’ouvre ses portes qu’après le coucher du soleil.

Derrière les grilles, le guichet est fermé. Les chapiteaux sont immobiles, frémissant à peine sous le vent. Le seul mouvement provient de l’aiguille de l’horloge qui égrène chaque minute, si on peut encore appeler horloge ce chef-d’œuvre sculpté.

Le cirque paraît désert, à l’abandon. Mais tu crois sentir un parfum de caramel flotter dans la brise du soir sous l’odeur fraîche des feuilles d’automne. Une discrète note de douceur dans le froid.

Le soleil disparaît sous l’horizon et la lueur du crépuscule se change peu à peu en pénombre. Autour de toi, le flot des visiteurs s’impatiente, piétine, parlant à mi-voix de renoncer à l’aventure pour aller passer la soirée bien au chaud. Toi-même, tu hésites à partir lorsque, enfin, cela commence. »

Le Cirque des Rêves, Erin Morgenstern

La focalisation : Point de vue omniscient, resserré ou profond

Qu’on emploie la première ou la troisième personne, trois niveaux de focalisations sont possibles : omniscient, resserré ou profond (« tight » ou « deep », pour nos amis anglo-saxons).

Le point de vue omniscient correspond à la vue la plus large, celle d’un narrateur distant qui observe les personnages.

Le point de vue resserré est strictement réduit à la perspective d’un personnage à la fois.

Le point de vue profond va encore plus loin dans la tête de ce personnage et nous montre sa perception des événements, plutôt que de simplement décrire son expérience. C’est dans cette focalisation qu’on va au maximum limiter les verbes de pensée ou de sensation et privilégier le fait de montrer plutôt que de raconter.

1 : La narration à la première personne

La narration à la première personne correspond aux histoires que le protagoniste a lui-même vécues ou dont il a été témoin. Elle est souvent utilisée en littérature Young Adult (comme dans Hunger Games, de Suzanne Collins, par exemple).

Il y en a plusieurs types :

  • Les mémoires, où le personnage raconte sa propre histoire au lecteur ou à un autre personnage (et où le lecteur feint de croire qu’il a une mémoire exacte de tout ce qui lui est arrivé dans sa vie). Ce type d’histoire implique de créer deux versions du personnage : celui du présent, qui est figé, et celui du passé qui évolue.
    Le souci avec les mémoires, c’est que le lecteur sait d’avance que le narrateur va survivre pour raconter sa vie, ce qui enlève un peu de tension, sauf si le conflit principal de l’histoire ne pèse pas sur la vie du personnage, mais par exemple sur la préservation d’autres personnes, de son environnement ou de valeurs et de principes particuliers.
    Ce mode de narration est utilisé dans L’Assassin Royal, de Robin Hobb, et dans la saga Les Rois du Monde, de Jean-Philippe Jaworski, qui commence ainsi :

« Tu raconteras ma vie.
Tu descendras le cours des fleuves et tu franchiras les montagnes. Tu traverseras les forêts, tu vogueras sur les mers qui s’étendent à droite du monde. Tes pas te porteront dans les royaumes celtes, dans les tyrannies hellènes et les lucumonies rasennas. Partout, tu énonceras mon nom, tu célèbreras mon lignage, mes voyages, mes exploits. Tu seras l’initiale de ma mémoire, un bâtisseur de points, un héraut sans armée et sans bataille. Tu ne peux me refuser cette faveur. Tu ne peux aller contre le cours de ma volonté. »

Même pas mort, Jean-Philippe Jaworski

(NB : on est ici dans de la représentation, je doute que vous alliez vous balader prochainement dans les tyrannies hellènes).

  • Les récits épistolaires ou les entrées de journal intime, comme dans Les Liaisons Dangereuses (ou cette fois on peut garder le suspense sur la survie du narrateur)
  • La cinématique, où on suit l’histoire du personnage en même temps qu’il la raconte, comme c’est le cas dans Hunger Games ou dans Gagner la Guerre, de Jaworski

2 : La narration à la troisième personne omnisciente

Avec un narrateur omniscient, le récit est conté par un narrateur extérieur, une sorte de voix-off différente du personnage principal et qui, comme le nom « omniscient » l’indique, sait tout. Il sait ce que pensent et font tous les personnages, voire la fin de l’histoire. C’est donc, normalement, un narrateur extradiégétique ou hétérodiégétique (vous suivez ?).

Il peut s’adresser directement au lecteur. 

Pour prendre l’exemple des Désastreuses Aventures des Orphelins Baudelaire, de Lemony Snicket (alias Daniel Handler) voici comment commence le livre :

« Si vous aimez les histoires qui finissent bien, vous feriez beaucoup mieux de choisir un autre livre. Car non seulement celui-ci finit mal, mais encore il commence mal, et tout y va mal d’un bout à l’autre, ou peu s’en faut. C’est que, dans la vie des enfants Baudelaire, les choses avaient une nette tendance à aller toujours de travers. Violette, Klaus et Prunille Baudelaire étaient pourtant des enfants charmants, des enfants intelligents, pleins de ressources et loin d’être laids. »

(NB : Là, c’est de la pure présentation)

Un marqueur classique de ce type de ce narration est la formule « Il était loin de se douter que… ». Par exemple, un enfant qui se promène avec un paquet sous le bras sans se douter que ce paquet contient une bombe. Ou un voleur qui s’introduit dans une maison sans savoir que le propriétaire l’attend pour le prendre la main dans le sac.

3 : La narration à la troisième personne focalisée (ou limitée)

Le narrateur limité se concentre sur un seul personnage, le « personnage point de vue » et se focalise uniquement sur ce que ce personnage pense et ressent, en parlant de lui ou d’elle à la troisième personne. C’est le mode de narration le plus courant.

En revanche, le narrateur est limité au personnage point de vue : il ne sait pas ce que pensent les autres personnages.

Par exemple, Harry Potter à l’École des Sorciers est intéressant car le premier chapitre est en point de vue omniscient, mais tous les autres sont focalisés sur Harry.

Premier chapitre :

« Mr et Mrs Dursley, qui habitaient au 4, Privet Drive, avaient toujours affirmé avec la plus grande fierté qu’ils étaient parfaitement normaux, merci pour eux. […] Lorsque Mr et Mrs Dursley s’éveillèrent, au matin du mardi où commence cette histoire, il faisait gris et triste et rien dans le ciel nuageux ne laissait prévoir que des choses étranges et mystérieuses allaient bientôt se produire dans tout le pays. Mr Dursley fredonnait un air en nouant sa cravate la plus sinistre pour aller travailler et Mrs Dursley racontait d’un ton badin les derniers potins du quartier en s’efforçant d’installer sur sa chaise de bébé le jeune Dudley qui braillait de toute la force de ses poumons.

Aucun d’eux ne remarqua le gros hibou au plumage mordoré qui voleta devant la fenêtre. »

Harry Potter à l’École des Sorciers, J.K. Rowling

Les passages en gras montrent que le narrateur est un conteur, parfaitement conscient qu’il s’agit d’une histoire, et qui en sait plus que les personnages. On est dans de la présentation.

Dans les passages soulignés, le narrateur donne son avis : c’est lui, pas Mr Dursley, qui trouve que la cravate est sinistre, et jamais Mrs Dursley n’irait dire que son Dudley adoré « braille ».

Dans le chapitre suivant, on change de narration :

« Harry se réveilla en sursaut. Sa tante tambourina à la porte.

– Vite, debout ! hurla-t-elle de sa voix suraiguë.

Harry l’entendit s’éloigner vers la cuisine et poser une poêle sur la cuisinière. Il se tourna sur le dos et essaya de se rappeler le rêve qu’il était en train de faireC’était un beau rêve, avec une moto qui volait, et il eut l’étrange impression d’avoir déjà fait le même rêve auparavant.

[…]L’anniversaire de Dudley ! Comment avait-il pu l’oublier ? »

Harry Potter à l’École des Sorciers, J.K. Rowling

Ici, on passe à de la représentation et on partage exclusivement les pensées de Harry, plus des Dursley. On les partage même au point qu’on connaît ses rêves, et on n’a pas besoin d’incises de type « se dit-il » ou « songea-t-il » quand il se rappelle brusquement quelque chose, comme l’anniversaire de Dudley.

On partage aussi ses ressentis : c’est lui qui trouve que Mrs Dursley a une voix suraiguë et que son rêve était beau.


Les points de vue : La fiabilité du narrateur

Un dernier élément à prendre en compte dans le choix de son narrateur est de déterminer si celui-ci va être honnête avec le lecteur ou bien lui mentir ou lui cacher des choses.

Cette stratégie permet de ménager des effets de surprise et fonctionne mieux lorsqu’on utilise la première personne, car la proximité entre le lecteur et le narrateur incite le lecteur à lui accorder sa confiance, ce qui permet ensuite de la trahir. 

C’est l’exemple magistral du premier chapitre de Gagner la Guerre (si vous ne l’avez pas encore lu, je vous invite à sauter ce paragraphe).

Benvenuto Gesufal, le protagoniste cynique et roublard, est un porte-glaive attaché au service du premier magistrat de la République. Il est à bord d’une galère et, alors qu’il est en train de rentrer chez lui après quelques combats, il voit approcher avec angoisse des navires ennemis. Le patrice Bucefale Mastiggia, héros de guerre, commande la galère et tente d’échapper à leurs poursuivants. Puis, en se voyant rattrapé, il prépare ses troupes au combat malgré un désavantage numérique évident. La tension est à son comble, les navires ennemis sont sur eux, les carreaux d’arbalètes et les pots de feu grégois volent, l’abordage inévitable se prépare, les ennemis arrivent, les soldats de la République se ruent vers eux…
Et Benvenuto, qui avait en fait tout prévu, profite du chaos pour poignarder le trop brillant Mastiggia qui faisait de l’ombre à son patron.

Mais attention, ce procédé doit être utilisé avec modération lui aussi, car le lecteur ne supportera pas continuellement d’être pris pour un idiot.


Le temps du récit

En français, le temps de la narration est traditionnellement le passé, c’est-à-dire le passé simple et l’imparfait. C’est le temps auquel la plupart des lecteurs sont habitués et qui sera donc accepté le plus facilement. 

Depuis quelques années et en particulier avec l’essor de la littérature Young Adult, le présent est de plus en plus populaire. C’est un temps plus immersif, qui permet de garder le suspense sur le fait de savoir si le protagoniste va survivre ou non, notamment dans une narration à la première personne. Néanmoins, contrairement à ce qu’on peut croire, ce temps n’est pas forcément le plus facile à écrire ni le plus agréable à lire, ne serait-ce que dans les dialogues (on en reparlera après quelques « répliqué-je »).

Comme la narration à la deuxième personne, la narration au futur est très particulière et ne doit être utilisée qu’avec la plus grande parcimonie.

Dans tous les cas, par pitié, ne mettez pas de passé simple dans vos dialogues. Merci.


Varier les différents types de narration

Une fois qu’un mode de narration est choisi, il est essentiel de s’y tenir pour ne pas dérouter le lecteur et le faire sortir du récit. Comme une coquille dans le texte ou une description interminable, un changement de narration brutal et mal maîtrisé casse le rythme de la lecture et risque de perdre l’attention du lecteur, de l’agacer, voir de le faire renoncer à lire la suite.

Néanmoins, on peut dans certaines conditions s’autoriser certaines variations.

Tout d’abord, il est possible d’alterner les personnages de point de vue. Cela passe généralement par le choix d’une narration à la troisième personne limitée.

G.R.R. Martin le fait très bien dans le Trône de Fer, où chaque chapitre s’ouvre avec le nom du personnage sur lequel la narration sera focalisée. Mais c’est aussi possible de le faire en utilisant la première personne : c’est le choix d’Alain Damasio dans La Horde du Contrevent.

Avec cette technique, il est important que les points de vue de chaque personnage soient bien distincts, soit par leur situation, soit par leur voix propre. Le lecteur doit pouvoir savoir quel est le personnage point de vue en lisant quelques paragraphes, idéalement sans que leur nom soit mentionné.
C’est encore plus essentiel (et difficile) en cas de narration à la première personne ou dans un récit où tous les personnages sont proches les uns des autres (que ce soit par le lieu, l’époque, l’âge, la classe sociale, etc.).

Une autre méthode, au lieu de l’alternance systématique, consiste à employer des petits interludes qui utilisent une narration différente de la narration principale. Je vous renvoie à l’exemple du Cirque des Rêves, ou bien à celui de La Passe-Miroir, de Christelle Dabos.

C’est aussi la technique que j’ai choisie dans Météorites : dans le premier tome, 5 interludes d’une ou deux pages chacun montrent des discussions entre des personnages par le biais de messages courts. Dans le deuxième, ce seront des lettres adressées à l’héroïne.

Enfin, la troisième solution consiste à utiliser une narration distincte pour le prologue ou l’épilogue de l’histoire, comme le faisait Harry Potter à l’école des sorciers.
C’est d’ailleurs une piste intéressante à creuser pour justifier l’existence de votre prologue ou votre épilogue, dont le rôle est d’apporter des informations spécifiques ou une perspective différente à l’histoire. L’usage d’un point de vue omniscient avant de se lancer dans un récit focalisé ou à la première personne, par exemple, permet de fournir du contexte.


Voici tout ce que je tenais à vous partager sur les différents types de narration, le choix du point de vue, du narrateur, de la personne et de la focalisation.

Pour vous y retrouver, voici une infographie qui résume les différents concepts :

types de narration roman

J’aimerais vous présenter dès maintenant les avantages et inconvénients de chaque mode de narration, mais cet article est déjà très long 😉

> Rendez-vous sur cette page pour savoir quel type de narration choisir.

PS : Pour aller plus loin sur ce sujet, je vous renvoie à l’ouvrage Personnages et Points de vue, d’Orson Scott Card, qui présente de nombreux exemples pour illustrer l’impact des différents types de narration.

PPS : Si vous souhaitez perfectionner dès maintenant votre maîtrise de la narration à travers des exemples et des exercices concrets, pour produire le meilleur effet possible sur vos lecteurs, ma formation « Formules magiques : Trouvez les bons mots pour donner vie à votre histoire » pourra vous intéresser.

Crédits image : Photo by Dariusz Sankowski on Unsplash

6 commentaires sur “Les différents types de narration du roman”

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