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10 idées reçues qui vous empêchent d’écrire

    La peur de ne pas être légitime, la peur de ne pas écrire assez bien, l’idée qu’on n’appartient pas au bon milieu pour être auteur, ou qu’on n’a pas fait les bonnes études, la peur que personne n’aime votre histoire…

    Toutes ces craintes sont légitimes et partagées par la grande majorité des écrivains. On fait tous face à des peurs et à des pensées négatives tout au long de notre parcours d’auteur. L’important, c’est de ne pas laisser ces blocages vous pourrir la vie, vous faire perdre le moral ou vous empêcher d’écrire.

    Retrouvez les 10 idées reçues qui pourraient vous empêcher d’écrire – et pourquoi vous ne devez plus les laisser vous bloquer.


    Retrouvez cet article en vidéo !

    Il faut avoir fait de grandes études littéraires

    Ce que vous pensez

    Vous n’y connaissez pas grand-chose en littérature, vous n’avez pas fait d’études supérieures dans ce domaine (voire tout court) donc vous n’êtes pas légitime pour vous prétendre “auteur”.

    D’ailleurs, vous faites beaucoup de fautes d’orthographe.

    Pourquoi ça ne devrait pas vous bloquer

    Il y a plein d’auteurs qui n’ont pas fait d’études littéraires (moi la première, j’ai fait une école de commerce) ou qui ont exercé des emplois qui n’avaient rien à voir.

    Kafka était inspecteur d’assurances, Saint-Exupéry était aviateur, Mary Higgins Clark était hôtesse de l’air, Diana Gabaldon est diplômée en biologie marine et en écologie du comportement, Dan Brown a commencé comme pianiste…

    Ce qui fera la richesse et l’originalité de vos écrits, ce sont aussi vos expériences personnelles ! Heureusement que tous les auteurs ne passent pas tous par le même moule.

    (Et corriger les fautes d’orthographe, c’est précisément le métier du correcteur.)


    Il faut appartenir à une certaine élite

    Ce que vous pensez

    Pour être un écrivain reconnu, il faut appartenir à certains milieux, fréquenter le faubourg Saint-Germain à Paris, connaître les bonnes personnes…

    Et comme ce n’est pas votre cas, vous n’y arriverez jamais.

    Pourquoi ça ne devrait pas vous bloquer

    Peut-être qu’être le ou la meilleur·e ami·e d’un grand éditeur ne ferait pas de mal à vos chances de publication, certes.

    Mais encore une fois, ça n’a rien d’une obligation – et heureusement ! Les auteurs viennent d’une grande variété de milieux sociaux. Vous imaginez comme ça serait déprimant si tous les livres étaient écrits par le même type de personne ?

    C’est aussi la diversité qui fait la beauté de l’écriture.


    Le premier jet doit être parfait

    Ce que vous pensez

    Vous devez écrire un très bon texte du premier coup.

    Et si vous n’y arrivez pas, si vous écrivez une scène ou une phrase qui ne sont pas parfaites, c’est que vous êtes nul·le.

    Pourquoi ça ne devrait pas vous bloquer

    Le premier jet est un brouillon.

    Un brouillon.

    C’est juste ça : la première version de votre histoire. La première de beaucoup, beaucoup d’autres.

    Et ce premier jet, vous pouvez – même vous DEVEZ – le réécrire et le corriger de nombreuses fois pour l’améliorer !

    D’ailleurs, faites dès maintenant le deuil de la perfection.

    Vous en connaissez, vous, un roman parfait ? Un roman qui fait l’unanimité absolue chez tous les lecteurs du monde, qui n’a jamais reçu une seule critique négative, qui plaît absolument à tous ?

    C’est bien ce que je pensais.


    L’écriture, c’est censé être facile

    Ce que vous pensez

    Vous ne vous attendiez pas à ce que ce soit aussi difficile et si long d’écrire un roman. En plus, après, il faudra encore le corriger…

    Si vous avez autant de mal, c’est peut-être que vous n’êtes pas fait·e pour ça.

    Pourquoi ça ne devrait pas vous bloquer

    Oui, c’est difficile d’écrire un bon roman, mais spoiler alert, c’est le cas pour tout le monde.

    Tous les auteurs commencent en galérant, en tâtonnant, en écrivant de la bouse. Personne ne compose un chef-d’œuvre du premier coup.

    Alors oui, certains auteurs, qui ont déjà des années d’expérience et de nombreux romans dans les pattes, arrivent à écrire de plus en plus vite et à publier un roman par mois, voire davantage.

    Mais ne vous comparez pas à leur page 850 si vous en êtes à la page 1.

    Ça a été tout aussi difficile pour eux au début. Et pour certains auteurs, même reconnus, ça le reste. C’est normal. Faire des efforts pour améliorer votre texte ne fait pas de vous un mauvais auteur – bien au contraire.


    Vous risquez de gâcher votre premier roman

    Ce que vous pensez

    Vous débutez, donc vous avez encore beaucoup à apprendre et votre premier roman, celui qui vous tient tant à cœur… sera aussi celui qui essuiera les plâtres.

    Est-ce qu’il ne vaut pas mieux attendre d’être parfaitement formé à l’écriture avant de l’écrire ?

    Pourquoi ça ne devrait pas vous bloquer

    Quel que soit votre niveau de formation ou de préparation, votre premier roman ne sera probablement pas votre chef-d’œuvre (et encore, les contre-exemples sont nombreux).

    Mais ça fait partie du jeu. Passer de la théorie à la pratique, c’est indispensable pour progresser. Chacun de vos romans sera, a priori, meilleur que le précédent. Et c’est très bien.

    On apprend à écrire en écrivant. Alors, écrivez !

    Peut-être même que, quand vous aurez plus d’expérience, vous vous mettrez à avoir de nouvelles idées de roman encore plus brillantes. Vous pourrez alors remercier votre premier roman de vous avoir aidé à grandir en tant qu’auteur ou autrice, et continuer à progresser.

    Et si vraiment votre idée actuelle vous tient à cœur, mais que vous la jugez trop ambitieuse pour démarrer, n’hésitez pas à la noter soigneusement dans un coin et à vous faire la main (ou la plume) sur d’autres textes. Vous aurez ensuite tout le temps d’y revenir !

    Mais surtout, écrivez.


    La peur de perdre son texte dans un krash informatique

    Ce que vous pensez

    Et si un jour, votre ordinateur plantait et que tous vos efforts étaient réduits à néant 😱 ?

    Pourquoi ça ne devrait pas vous bloquer

    Sauvegardez votre texte.

    C’est vraiment très simple. Envoyez-vous régulièrement votre texte par mail, enregistrez-le sur un disque dur externe ou une clé USB, ou mettez le fichier sur un espace de stockage en ligne comme Dropbox, Google Drive ou OneDrive pour que toutes vos modifications soient automatiquement téléchargées dans le cloud.

    Comme ça, même si votre ordinateur tombe à l’eau, vos écrits seront en sécurité.


    La peur de ne plus avoir d’inspiration

    Ce que vous pensez

    Pour l’instant, vous écrivez un roman qui vous plaît bien. Vous aimeriez même faire carrière dans l’écriture, et pour ça, vous savez qu’il vaut mieux écrire de nouveaux livres régulièrement.

    Mais si un jour, vous n’aviez plus aucune idée d’histoire, rien, niet, la page blanche ?

    Pourquoi ça ne devrait pas vous bloquer

    J’ai aussi connu cette peur quand j’ai commencé à écrire, mais elle a complètement disparu depuis.

    Plus vous écrirez, plus vous allez muscler votre inspiration et plus vous allez voir des idées d’histoires partout. Tous les autres auteurs à qui j’en ai parlé m’ont confirmé qu’ils avaient vécu la même chose.

    Je vous garantis que bientôt, votre problème sera plutôt de ne pas avoir le temps d’écrire toutes les idées merveilleuses que vous avez…


    La peur des incohérences et des clichés

    Ce que vous pensez

    Chaque fois que vous relisez votre texte, vous voyez des incohérences et des clichés partout. Vous avez peur d’en laisser passer dans le texte final.

    C’est sûr, les lecteurs vont vous lapider en place publique quand ils vont s’en rendre compte.

    Pourquoi ça ne devrait pas vous bloquer

    Pas de panique. Tout va bien se passer.

    Avant de lâcher votre roman dans le vaste monde, faites-le relire par des bêta-lecteurs. Comme ils auront plus de recul que vous sur votre histiore, ils vous diront (gentiment) s’il y a des incohérences qui les ont gênés.

    Et vous pourrez les corriger tranquillement avant de publier votre livre.

    >> Lire aussi : Ecriture : Le rôle des bêta-lecteurs

    Si vous stressez vraiment trop, dites-vous que les nombreuses incohérences dans Harry Potter n’ont absolument pas gêné son immense succès.


    La peur de perdre sa motivation et de ne pas terminer son roman

    Ce que vous pensez

    Il y a des jours où vous n’arrivez pas à écrire.

    Et même quand vous vous y remettez, vous craignez que ce manque de motivation finisse pas être le plus fort, et que vous n’alliez jamais au bout de votre roman. C’est tellement looong…

    Pourquoi ça ne devrait pas vous bloquer

    Oui, c’est long.

    Toutes les choses importantes prennent du temps.

    Mais est-ce que c’est une raison pour abandonner ? Non !

    Ne laissez pas la flemme gagner la partie. Rappelez-vous tous les jours pourquoi vous voulez écrire cette histoire, pourquoi vous y tenez tant. Fixez-vous des créneaux pour écrire, aussi régulièrement que possible, et développez une habitude qui vous permettra d’avancer peu à peu.

    Accrochez-vous.

    Et réfléchissez à cette citation de Richard Bach : un écrivain professionnel, c’est un amateur qui n’a pas abandonné.


    La peur de n’intéresser personne

    Ce que vous pensez

    Et si votre roman n’intéressait personne ? Si personne ne vous lisait ?

    Si vous faisiez tout ça… Pour rien ?

    Pourquoi ça ne devrait pas vous bloquer

    Si vous vous contentez de publier votre roman sur Amazon sans le dire à personne, avec une couverture bricolée sur Paint et un résumé de deux lignes, c’est sûr, il n’aura pas beaucoup de chances de se démarquer.

    Mais si vous faites un peu d’efforts de communication, vous verrez que cette crainte est parfaitement irréaliste.

    Sur 300 millions de francophones, vous êtes absolument certain·e qu’il n’y en a pas un seul qui pourrait s’intéresser à vos histoires ? Ça m’étonnerait.

    Même si vous écrivez une dark romance militaire d’aliens, de dinosaures et de licornes, ou de la poésie extrêmement minimaliste, je vous assure qu’il y a des gens qui partageront vos centres d’intérêts.

    Le tout, c’est d’aller chercher ces personnes (car elles ne vont pas venir à vous par magie).

    Voici tout un tas de techniques que vous pouvez essayer :

    • Osez dire que vous écrivez ! Parlez-en à vos proches, à vos amis, ils seront sûrement curieux d’en savoir plus. Et si vous êtes plus à l’aise avec des inconnus, lancez-vous sur Instagram ou Twitter pour parler de ce que vous écrivez et échanger avec vos futurs lecteurs.
    • Créez une newsletter (même juste une par mois, pour commencer) pour entretenir un lien régulier avec les personnes qui s’intéressent à ce que vous écrivez (il y en aura, promis)

    >> Lire aussi : Comment créer une newsletter – 1 : Pour quoi le faire ?

    • Publiez une nouvelle en numérique et rendez-la gratuite. Vous trouverez toujours plus facilement des lecteurs pour un texte gratuit. Je l’ai fait pour 3 de mes nouvelles, qui ont aujourd’hui été téléchargées 670 fois en deux mois. Et je continue à avoir de nouveaux lecteurs tous les jours.

    >> Lire aussi : 3 nouvelles gratuites disponibles en numérique

    • Communiquez en amont du lancement de votre livre, faites du teasing, partagez son thème, son résumé, sa couverture, des informations sur ses personnages, vos sources d’inspiration, les messages que vous tenez à faire passer… Et continuez d’en parler après la sortie, ne vous arrêtez pas au jour J !
    • Formez-vous au marketing avec des livres comme Autoédition : à vous de jouer de Nathalie Bagadey (lien affilié) ou Vendre son livre quand on n’a pas le temps (et pas d’argent) de Jérôme Vialleton. Internet regorge aussi de blogs et de vidéos sur la question, il suffit de fouiller !

    Et si vraiment, dans un monde hypothétique, personne au monde ne vous lisait ?

    Est-ce que ça vous enlèverait toute envie de mettre votre histoire par écrit ?

    Réfléchissez-y…


    J’espère que cet article vous a redonné la motivation de vous remettre à écrire !

    Vous avez encore besoin d’un coup de pouce ? Vous cherchez à reprendre confiance en vous et à améliorer votre écriture ?

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    2 commentaires sur “10 idées reçues qui vous empêchent d’écrire”

    1. Lorenzo VILLARD

      Pour la peur de ne plus avoir d’inspiration, je pense en effet que ce n’est pas un problème.
      La page blanche, c’est plus un problème de blocage émotionnel, pas d’idées en soit. Les idées, plus tu écris et plus tu en as ! Il y en a trop pour être toutes écrites.

      1. Exactement, c’est une question d’entraînement !
        Et la page blanche, pour moi c’est aussi souvent lié au fait que l’histoire est mal engagée / structurée, qu’on ne sait pas où on va.

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