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Pourquoi je deviens une autrice hybride

Depuis quelques mois, je m’éloigne peu à peu de l’édition traditionnelle pour me transformer en autrice hybride. La métamorphose est lente, progressive, mais indiscutable. Dans cet article, je vous explique en quoi ça consiste, ce que ça veut dire pour mes romans et pour vous, et surtout les raisons de mon choix d’évolution.


Pourquoi je deviens une autrice hybride

Être auteur hybride, ça veut dire quoi ?

C’est tout simplement un terme qui désigne les auteurs publiés à la fois dans une maison d’édition traditionnelle, à compte d’éditeur, et de façon indépendante, via l’autoédition.

L’édition traditionnelle, j’y ai mis un orteil depuis 2019 avec la publication de mon roman de fantasy Le Page de l’Aurore chez la petite maison Sylphe Rouge, qui continue aujourd’hui à en exploiter le format broché.

Je pensais poursuivre avec ce mode de publication pour mes romans suivants.

Mais au cours de l’année 2021, les sirènes de l’autoédition ont commencé à me chanter une chanson de plus en plus irrésistible. Et depuis le mois de novembre, j’ai commencé à franchir officiellement certaines étapes :

L’autoédition gratuite ✅

Entre novembre et décembre, j’ai mis en ligne 3 de mes nouvelles : La Réouverture, Le Premier Jour,* et *Germine & Gédéon. Elles sont téléchargeables au format numérique, gratuitement, depuis les plateformes Kindle, Kobo, et en PDF.

Cette expérience m’a permis de me familiariser avec les fameuses plateformes que sont KDP, Smashwords et Kobo Writing Life, d’apprendre à lire les tableaux de bords, à mettre en forme mes textes proprement, à récolter des témoignages… Bref, tout un tas de nouvelles compétences !

L’autoédition numérique : en cours

Le 11 janvier 2022, j’aurai le grand plaisir de publier la version numérique du Page de l’Aurore. Comme ma maison d’édition ne l’avait jamais mise à disposition, j’ai décidé de récupérer mes droits dessus pour la réaliser moi-même.

J’ai pour ça fait appel aux services d’une correctrice, Anne-Laure Chauveau, ainsi que de la graphiste Nina Fontane pour réaliser la nouvelle (et magnifique) couverture 🤩 :

Couverture Le Page de l'Aurore

Cette version numérique sera une version augmentée, puisque j’ai ajouté à la suite du roman une nouvelle exclusive, Les Coulisses de Torraure, qui se passe dans le même univers quelques temps avant l’histoire.

Cette version sera dans un premier temps disponible exclusivement sur Kindle, via le programme KDP Select qui me permettra d’intégrer le roman à l’abonnement Kindle. Au bout de 3 mois, je la publierai aussi sur Kobo.

Je compte également tester la publicité Amazon, à laquelle je me suis formée.

Tout ça a bien sûr représenté des investissements. Avec cette publication, j’espère pouvoir les rentabiliser, et surtout dégager des revenus supplémentaires pour financer la création de mes prochains romans.

L’autoédition papier : bientôt !

Mon défi principal en 2022 sera de publier ma dilogie steampunk : Les Pérégrinations de Lady Vïnchka (anciennement connue sous le nom de Météorites).

J’aimerais publier le premier tome au printemps et le second à l’automne, voire idéalement une intégrale en fin d’année.

Ce projet va encore être l’occasion de nouvelles expérimentations, puisqu’il va falloir que j’apprenne à réaliser la mise en page et la couverture de romans au format papier, que je teste l’impression à la demande, que je trouve (mais où ?) de la place chez moi pour stocker quelques exemplaires…

Et peut-être qu’avec ces livres, j’oserai enfin participer à un salon.


Beaucoup d’efforts, de travail, de frais à engager avec un risque financier non négligeable… Mais pourquoi est-ce que je me donne autant de mal, du coup ?

Pourquoi est-ce que je ne me tourne pas vers un éditeur traditionnel ?


Raison n°1 : L’envie d’indépendance

Tout simplement parce que je n’en ai pas plus envie.

J’ai commencé par envoyer Cité de Foudre (le tome 1 des Pérégrinations) à des maisons d’édition en avril dernier, comme je l’expliquais dans cet article.

Mais en mai, j’ai participé au super sommet Vendre plus de livres en autoédition, et en juin j’ai suivi les conférences de Find Your Readers, événement anglosaxon sur le même thème.

Tous ces parcours d’auteurs indépendants qui ont réussi à vivre de leur plume et qui assuraient que c’était LE bon moment pour se lancer sur le marché français m’ont mis des étoiles dans les yeux.

En fait, depuis que j’ai créé ma microentreprise l’an dernier, j’ai découvert que j’adorais être indépendante.

Tout faire moi-même. Prendre les décisions. Suivre tous les projets d’un bout à l’autre.

Et en tirer des revenus à la fin, accessoirement.

Même si j’aurais bien aimé avoir le soutien d’une maison d’édition au niveau de la distribution du livre en librairie ou de la participation à des salons, j’ai pris conscience que bien souvent, la durée de vie d’un livre publié chez un éditeur classique n’est que de quelques semaines. Après, il disparaît des rayonnages pour faire de la place aux sorties littéraires suivantes. Quand à l’éditeur, il a lui aussi d’autres romans à mettre en avant et sur lesquels concentrer ses efforts marketing.

Alors qu’en autoédition, des romans peuvent atteindre une durée de vie bien plus longue (témoin l’exemple de l’autrice Nathalie Bagadey, dont le premier roman reste son best-seller), puisque la seule personne en gère la promotion, c’est l’auteur.

Raison n°2 : La flemme d’attendre

La maîtrise du calendrier est aussi un élément qui pèse beaucoup dans ma décision.

Depuis que j’ai envoyé Cité de Foudre, en avril, j’ai eu 3 refus… Mais aussi 4 maisons d’édition qui ne m’ont toujours pas répondu. Au bout de neuf mois !

Le Covid a complètement surchargé les éditeurs, entre le décalage de leurs calendriers de publication et l’arrivée très massive de nouveaux manuscrits écrits pendant les différents confinements.

Donc même si j’avais un accord aujourd’hui, mon roman ne sortirait probablement pas avant un an, voire deux.

Alors que j’ai commencé à l’écrire en 2015, que le tome 1 est prêt depuis l’été 2020 et que je suis vraiment très impatiente de le partager aux lecteurs.

Raison n°3 : La soif d’apprentissage

Se lancer dans l’autoédition, comme toute nouvelle activité, ça donne l’occasion de mesurer l’immense étendue de tout ce qu’on ne sait pas.

Ce qui est souvent effrayant, source d’angoisse, de peur de l’échec… Mais aussi d’excitation.

J’adore apprendre des nouvelles choses, acquérir des compétences et devenir meilleure dans ce que je fais.

J’ai surtout la chance d’avoir le temps de me lancer dans tout ça, car il faut bien admettre que l’exercice est chronophage et que l’autoédition, ça n’est pas fait pour tout le monde.

Depuis le début de l’année, j’ai découvert énormément d’aspects techniques, marketing mais aussi juridiques (pas ma partie préférée, j’avoue). Au début, c’est un peu fastidieux, mais je sens que je m’améliore au fil des expériences et c’est très satisfaisant !


Sans les moyens ni les réseaux d’une grande maison d’édition, l’aventure de l’autoédition repose sur un enjeu capital : faire connaître son roman, lui donner de la visibilité et l’amener à la rencontre des lecteurs qui l’aimeront. Un travail qui repose essentiellement sur les épaules de l’auteur… Mais où vous, lecteurs, pouvez donner un précieux coup de main !

Si cette nouvelle édition numérique et augmentée du Page de l’Aurore vous intéresse, je compte sur vous pour être parmi les premiers à l’acquérir le 11 janvier, pour laisser une évaluation après votre lecture et pour en parler autour de vous.

Vous avez un blog, un compte Bookstagram ou une chaîne YouTube de chroniques de livres ? Le roman est actuellement disponible en service presse !

D’ici là, je vous souhaite d’excellentes fêtes de fin d’année 🙂

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