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Chercher mon nouvel éditeur

Mon premier roman, Le Page de l’Aurore, a été publié en 2019 aux éditions Sylphe Rouge, dont c’était alors la première publication. Malheureusement, la pandémie n’a pas aidé cette maison aux petits moyens à se développer. Pour mon roman suivant, Météorites, une dilogie mêlant steampunk et fantasy dont le tome 1 est finalisé et le tome 2 en cours de corrections, je me suis donc lancée à la recherche d’un nouvel éditeur. Comment s’y prendre pour trouver une maison d’édition ? Voici la démarche que j’ai suivie jusqu’à présent.

Spoiler alert : je n’ai pas encore trouvé d’éditeur.


Chercher mon nouvel éditeur

Se renseigner

La première chose à faire quand on cherche un éditeur consiste à réunir quelques informations de base sur le monde de l’édition, ses codes et ses attentes.

Si vous cherchez à faire publier votre manuscrit, je ne peux que vous conseiller la masterclass gratuite « Le B.A.BA de l’édition francophone », par Cécile Duquenne. C’est une mine d’informations très utiles sur tout ce qu’il convient de faire avant et après l’envoi de son roman à des maisons d’édition.

(En complément, une masterclass – payante – de l’autrice Audrey Alwett est disponible sur la même plateforme ; je la recommande aussi).

Traditionnellement, les éditeurs reçoivent infiniment plus de manuscrits qu’ils ne peuvent en publier. Cette tendance s’est brutalement accrue sous l’effet des récents confinements, entre une multitude de nouveaux auteurs qui trouvaient le temps d’écrire et les éditeurs qui peinaient à écouler leurs nouveautés.

La règle de base, quand on prépare l’envoi de son texte, est donc de ne pas l’envoyer n’importe où. Il ne sert à rien d’envoyer un manuscrit de fantasy à une maison d’édition qui ne publie que de la littérature générale : il ne sera même pas lu.

Et bien sûr, il est tout aussi inutile d’envoyer un manuscrit qui n’aurait pas été relu, corrigé ou soumis à des bêta-lecteurs. La concurrence est simplement trop rude pour que les éditeurs retiennent des textes que leurs auteurs n’ont pas pris la peine de travailler à fond.

Lire aussi : Publier mon roman : le premier essai (raté)

Affiner sa liste

J’ai donc préparé une liste des éditeurs que je pouvais contacter.

J’ai d’abord identifié, de façon assez logique, ceux que je connaissais déjà et dont j’apprécie les publications. Mes participations au Printemps de l’Imaginaire Francophone, ces trois dernières années, m’ont permis d’améliorer ma connaissance du paysage éditorial francophone dans les littératures de l’imaginaire. Avec des maisons comme Les Moutons Électriques, Bragelonne, Gulf Stream, Gallimard Jeunesse, Les Éditions de l’Instant, l’Atelier Mosesu, Mnémos, ActuSF, L’Atalante ou encore les Éditions Critic.

L’autre point qui me tenait à cœur, c’était la capacité de ces éditeurs à faire figurer leurs livres en librairie et dans les salons littéraires que j’aime bien. J’ai donc fait :

  • Une virée au rayon fantasy de la Fnac, pour noter tous les éditeurs qui y étaient représentés
  • La liste de tous les exposants des précédentes éditions du Salon Fantastique, à Paris

Malheureusement, en étudiant toutes ces maisons d’édition, je me suis rendu compte que la plupart de celles qui publiaient de la fantasy étaient spécialisées dans la littérature jeunesse ou Young Adult. Pas vraiment compatible avec mon héroïne de trente ans, aux préoccupations très adultes…

Et parmi celles qui ciblaient un public adulte, une bonne moitié n’acceptait plus les soumissions de manuscrits – ou alors seulement au format papier, ce que je préférais éviter. J’ai pris le réflexe de m’abonner à la newsletter de toutes les maisons d’édition qui en proposaient, pour être avertie d’une éventuelle réouverture des soumissions (ce qui m’a rendu service avec L’Atalante).

Enfin, j’ai commencé à suivre espionner suivre les comptes d’un maximum d’éditeurs sur Instagram pour me familiariser avec leur ton et leur façon de mettre en avant leurs auteurs. En revanche, mes tentatives pour me faire remarquer en commentant leurs publications n’ont pas encore été couronnées d’un franc succès 😉

Envoyer son manuscrit

Que faire si un éditeur vous dit oui… Alors que vous attendez encore la réponse d’un autre, que vous préférez ?

Cette situation ne m’est pas encore arrivée, mais j’aimerais autant l’éviter. J’ai donc appliqué les conseils d’Audrey Alwett et décidé de ne retenir que 6 maisons d’édition prioritaires pour ma première vague de soumissions.

La plupart indiquaient clairement sur leur site le type de documents qu’elles attendaient, il m’a donc suffi de suivre leurs consignes en envoyant :

  • Mon manuscrit, bien sûr, dans une présentation lisible et aérée
  • Un synopsis d’environ une page
  • Une lettre d’accompagnement (soit à part, soit dans le corps du mail d’envoi) pour me présenter

J’ai envoyé mon texte début avril 2021. Maintenant, il ne reste plus qu’à attendre…

Attendre sans se décourager

Pendant que je préparais mes soumissions, j’étais sujette à de sérieuses montagnes russes émotionnelles. Je pensais certains jours que j’avais toutes mes chances, d’autres, que je n’y arriverais jamais. Pour faire taire ce syndrome de l’imposteur, ma solution était d’appliquer ma méthode de liste et de sélection en évitant de me poser trop de questions. Après tout, 100% des personnes qui ont gagné au Loto ont commencé par jouer !

Corollaire logique de l’inondation de manuscrits qu’elles subissent, les maisons d’édition sont connues pour prendre leur temps avant de répondre.

En l’occurrence, les délais annoncés sont de six mois minimum.

Même si on est prévenu, cette attente n’est pas simple. La meilleure façon de se changer les idées pendant ce temps consiste, pour moi, à me focaliser sur mon roman suivant (en l’occurrence, le tome 2 de Météorites).

D’ailleurs, écrire cet article me fait penser que je pourrais me permettre un petit message de relance auprès de celles qui ne m’ont pas confirmé la réception du manuscrit…

Je n’ai pour l’instant reçu qu’une seule réponse, négative, de la maison Fleuve Éditions (dont je visais la collection Outrefleuve).

Leur message m’a frappée par sa brièveté : « Nous sommes au regret de vous annoncer que votre manuscrit n’a pas été retenu pour une publication chez Fleuve Éditions ». J’ai beau savoir que les éditeurs n’ont pas le temps de faire un retour détaillé sur chaque manuscrit, c’est un peu frustrant de ne pas savoir si le problème vient du texte ou bien du calendrier éditorial trop plein de la maison d’édition.

Et en cas de refus ?

Je ne sais pas encore ce que je ferai si les 6 maisons que j’ai contactées jusqu’à présent me répondent par un refus.

Je pourrais en contacter d’autres… Mais celles qui restent sur ma liste sont bien moins pertinentes et publient plutôt de la science-fiction, du Young Adult ou des traductions de romans anglo-saxons (à moins que Les Moutons Électriques et ActuSF rouvrent enfin leurs soumissions, on peut rêver).

L’autre option reste l’autoédition. D’ailleurs, Fleuve Éditions (et apparemment d’autres maisons aussi) est partenaire de Librinova et m’a proposé un code de réduction sur leurs services.

C’est une piste qui me tente de plus en plus, pour plusieurs raisons :

  • Accélérer la publication de Météorites, un roman sur lequel je travaille depuis des années et que j’aimerais bien pouvoir publier avant 2030 ^^ S’il est accepté en maison d’édition, je sais que le processus prendra au moins un an ou deux.
  • Maîtriser les étapes de fabrication, de diffusion et de promotion du livre, ce que je n’avais pas pu faire chez Sylphe Rouge (j’aimerais notamment beaucoup participer à des salons littéraires, même si je dois payer pour y avoir un stand)
  • Découvrir le monde de l’autoédition, qui m’apparaît comme un Eldorado depuis que j’ai participé à l’événement Vendre Plus de Livres

En revanche, je suis bien consciente que l’autoédition demande un énorme travail. Je suis déjà romancière et entrepreneuse, rajouter une casquette d’éditrice ne se fera donc pas en claquant des doigts. Et, après avoir dû m’accommoder des petits moyens de Sylphe Rouge et faire l’essentiel de ma promotion moi-même pour Le Page de l’Aurore, j’aimerais beaucoup bénéficier du soutien et le réseau de diffusion d’une maison d’édition plus importante.

L’affaire reste donc à suivre ! Je pense que je ne prendrai ma décision qu’en fin d’année. La bonne nouvelle, c’est que d’ici là mon tome 2 devrait être à peu près finalisé, ce qui me permettra, si je me lance dans l’autoédition, de publier l’ensemble dans un intervalle réduit.

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