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Comment trouver l’énergie d’écrire un roman ?

De quoi a-t-on besoin pour écrire un roman ? D’une idée, de temps, de méthode : oui, certainement. Mais il y a une autre chose à laquelle on ne pense pas souvent : c’est qu’on a besoin d’énergie. Écrire et corriger un roman, c’est littéralement fatigant. Et je ne parle pas ici de doute ou de démotivation, mais bien de fatigue physique, car votre cerveau travaille dur. Dans cet article, je vous explique à quoi c’est dû et je vous donne quelques pistes à explorer pour trouver l’énergie d’écrire.


Trouver l'énergie d'écrire un roman

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Pourquoi écrire un roman est aussi fatigant

Que vous soyez en train de faire vos études ou que cette époque remonte à quelques (dizaines d’) années, vous connaissez sûrement cette sensation. Celle d’avoir révisé tout le week-end, ou d’avoir passé la nuit sur un essai à rendre pour le lendemain, ou de sortir de quatre heures d’examen et d’être épuisé(e). L’impression d’avoir le cerveau qui fume. Et une seule envie : faire une sieste.

Eh bien quand on écrit un roman, il se passe à peu près la même chose.

Bien sûr, c’est une tâche bien plus agréable que d’enchaîner les heures de partiel 😉 Mais ça n’empêche pas la fatigue !

L’écriture est un travail

Quand on écrit un roman, il n’y a pas d’inspiration miraculeuse qui va vous souffler tous les mots à l’oreille (ça peut arriver, mais c’est rare). Il ne s’agit pas seulement de jeter des mots sur un clavier comme ils vous viennent. C’est un véritable travail, qui vous demandera toute votre attention et votre concentration.

Vous allez devoir réfléchir pour :

  • Trouver des idées d’histoire
  • Donner une structure à votre idée. Construire une intrigue qui se tient demande beaucoup de travail.
  • Résoudre des problèmes et des incohérences (par exemple : vous auriez vraiment besoin d’utiliser le pouvoir d’un personnage, mais vous l’avez tué 3 chapitres plus tôt)
  • Trouver les bons mots pour produire l’effet que vous souhaitez sur vos lecteurs
  • Puis, pendant les corrections, relire et retravailler les mêmes phrases des dizaines de fois.

Si vous passez plusieurs heures de suite sur votre roman, il y a de bonnes chances pour qu’à la fin de votre séance d’écriture vous vous sentiez fatigué(e), que vous ayez mal à la tête, avec l’impression d’avoir des cloches dans le crâne.

Et je ne vais même pas m’étendre sur le sujet de l’inconfort d’écrire longtemps quand on est mal installé à son bureau, avec une chaise d’appoint et un petit écran.

Lire aussi : Comment organiser son bureau d’auteur ?

Le risque : s’épuiser et se décourager

Après un tel effort, vous serez peut-être un peu réticent(e) pour vous lancer dans la séance d’écriture suivante. Surtout si c’est le soir, que vous avez déjà une grosse journée de travail dans les pattes, et qu’honnêtement vous avez surtout envie de vous installer devant Netflix.

Vous vous direz peut-être « Oh non, pas ce soir, je suis trop fatigué. Mais demain. Enfin… Ce week-end. Ou pendant les vacances. Ou… à la retraite. Ou après la retraite ! » (là, laissez-moi vous dire qu’il sera trop tard)

Lire aussi : 3 sources de blocages d’écriture : procrastination, éparpillement et épuisement

Alors, comment prendre les bons réflexes dès le départ pour éviter ce risque ?


Comment trouver l’énergie d’écrire ?

Écrire un roman est une tâche de longue haleine. L’enjeu est donc de trouver une façon de fonctionner qui vous permette de préserver votre énergie tout au long des mois, voire des années, qu’il vous faudra pour venir à bout de votre histoire.

Chaque auteur a sa propre façon de se ressourcer et son propre mode de fonctionnement.

Pour vous donner des pistes, voici deux conseils que vous pourrez tester pour être au top de votre énergie.

Commencer doucement

Vous vous lancez dans votre premier roman et vous n’avez pas l’habitude d’écrire ?

Commencez par faire des séances d’écriture très courtes, d’un quart d’heure ou dix minutes, voire moins. Si vous êtes très impatient(e), vous pouvez avoir plusieurs séances dans la même journée, mais en prenant des bonnes pauses entre chaque.

Puis, petit à petit, augmentez les doses. Passez à des séances de 20 minutes, une demi-heure, une heure, etc.

L’idée est de considérer ce processus comme un échauffement sportif : voyez votre cerveau, votre concentration et votre créativité comme des muscles qu’il faut faire travailler progressivement pour les muscler, les habituer à l’effort et éviter les claquages.

Écrire le matin (si possible)

Je recommande souvent d’écrire le matin, dans la mesure du possible, pour les raisons suivantes :

  • Vous avez encore les idées fraîches et l’esprit reposé – alors qu’en fin de journée, vous risquez d’être trop fatigué(e) pour vous y mettre
  • Il y a peu de bruit autour de vous, vous êtes donc plus concentré(e)
  • Si vous n’avez pas encore allumé votre téléphone, vous êtes moins tenté(e) de répondre à toutes ses sollicitations, donc moins distrait(e)

Évitez néanmoins de trop rogner sur vos heures de sommeil : ce serait plutôt contreproductif pour préserver votre énergie !

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En résumé, écrire un roman demande une concentration qui peut être physiquement plus éprouvante que ce à quoi on s’attend. Si vous voulez vous lancer dans ce marathon, prenez soin de votre énergie !

Et partagez-moi en commentaire vos astuces pour maximiser votre concentration 🙂

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