Les 3 erreurs que j’aurais mieux fait d’éviter dans mon roman

Je vous propose de revenir avec moi sur les 3 principales erreurs que j’ai commises dans l’écriture et la publication de mon roman Le Page de l’Aurore. Ou plutôt, sur les 3 choses que j’aurais dû faire différemment.

3 erreurs que j'aurais mieux fait d'éviter dans l'écriture et la publication de mon roman

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1- Réfléchir à mon histoire avant de l’écrire

Quand j’ai démarré le premier jet du Page de l’Aurore, j’avais à peine conscience de me lancer dans un roman. J’avais un petit personnage qui m’inspirait, je lui ai construit un décor et puis j’ai brodé là-dessus pendant quelques chapitres… Avant de me rendre compte qu’il y avait peut-être une histoire à raconter autour de tout ça. Alors j’ai continué, mais forcément le début était bancal et la fin pas très cohérente avec le reste. Quand j’ai repris mon texte pour en faire un roman présentable, j’ai donc dû à peu près tout réécrire.

La prochaine fois, je réfléchirai à mon histoire avant de l’écrire.

Et j’y réfléchirai bien.

Parce que le pire, c’est que je me retrouve un peu dans la même situation avec Météorites. Oh, cette fois-là j’avais suivi la méthode du flocon dans ses grandes lignes, j’avais fait un plan de scènes, mais ce n’était justement que ça : un enchaînement de scènes. Je crois que je n’avais pas vraiment réfléchi à l’histoire, au thème, à la trame de l’intrigue, au fil rouge qui tiendrait mon roman du début à la fin.

Par conséquent, ça fait maintenant neuf mois que je réécris tout mon texte pour donner de la consistance à ma première partie, renforcer les enjeux, rendre mes personnages cohérents et leur donner une évolution intéressante.

Il est temps de le reconnaître publiquement : je suis une très mauvaise Jardinière, je ne suis vraiment pas douée pour inventer mes histoires au fil de l’eau sans me perdre. A partir de maintenant c’est promis, c’est juré, je ferai des plans en béton armé.

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(Et oui, je sais, je finirai probablement par tout réécrire quand même.)

2- Ecrire un roman court

Le Page de l’Aurore fait 480 pages. C’est long.

Déjà, plus un roman est long et plus il est long à écrire (enfin, en théorie – certains auteurs passent plus de temps à peaufiner une nouvelle que moi à sortir un pavé). Il est long à rédiger, à relire, à corriger. Une fois qu’on arrive à la fin, on a oublié les idées qu’on avait lancées au début et qu’il aurait fallu développer. Et il faut tout reprendre.

Et puis surtout, mon roman est trop épais. 

Il aurait fallu qu’il fasse moins de 3 centimètres d’épaisseur pour pouvoir l’envoyer au tarif lettre de la Poste (soit 2-3€ au lieu des 7€ du tarif colis). C’est quand même la base du marketing, ça, diminuer les frais de port. Regardez Amazon, d’où croyez-vous que ça vient, leur succès ?

Donc voilà un conseil : dès que vous atteignez 3 centimètres, arrêtez net, n’ajoutez plus une virgule. Et tant pis si l’histoire n’est pas tout à fait terminée, vous ferez un 2ème tome.*

*Sachez que je nierai toute responsabilité sur l’application de ce conseil, les réclamations ne seront pas acceptées.

3- Choisir un titre clair et éviter les homonymes

75%** des personnes qui voient la couverture de mon roman lisent « La page de l’Aurore ». 

Non, ce n’est pas une histoire où un moment de la journée écrit un livre (quoique ce serait mignon).

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Et 90%** des gens qui comprennent de quoi il est question se demandent encore ce que c’est qu’un page (mais seulement 59%** d’entre eux osent me poser la question).

Je ne les blâme pas, hein, au contraire, moi-même en commençant à écrire ce livre j’ai fait pas mal de recherches pour savoir à quoi servait un page et ce que ça faisait de ses journées. Pour être honnête, c’est pas extrêmement clair.

Donc quand il sera temps de choisir un titre définitif à Météorites avec mon éditrice, je ferai doublement attention à ce qu’il soit joli ET compréhensible.

**Statistiques presque scientifiques mais pas trop quand même


Et vous, qu’est-ce que vous auriez aimé faire différemment avec vos premiers romans ?

Je vous remercie d’avoir lu mes bêtises, profitez bien de votre été et ne me prenez pas trop au sérieux 🙂

Crédits image : Sarah Kilian on Unsplash 

(Merci au Seigneur des Anneaux et au Roi Lion pour les gifs)

0 commentaire pour “Les 3 erreurs que j’aurais mieux fait d’éviter dans mon roman”

  1. J’aurais aimé tomber sur de bonnes sources pour me documenter et non les trouver après coup. C’est pas la mort, cette histoire plait, mais beaucoup de lecteurs ont éprouvé le sentiment qu' »il manque quelque chose », « c’est trop court » et en effet, il manque tout un épisode avant le final. Cela parle de gladiateurs en gros et il devait y avoir des combats à Rome et tout le tralala. Mon héros était le plus rapide mais pas le plus puissant, j’ai gommé cette partie car il était plus logique qu’il meure (et j’aime les happy end).sachant/croyant selon la légende populaire qu’un gladiateur vaincu était un gladiateur mort. Hé ben non. Pas du tout. Ils pouvaient tout à fait survivre. Au moment de l’écrire, je ne suis jamais tombée sur les documents affirmant la chose (par contre depuis, je ne vois que ça 😀 ).

  2. Moi, je n’ai jamais eu de problème avec ton titre, au contraire, je le trouve très joli ! Mais je comprends que certains lisent de travers. Par contre, je suis étonnée que les gens ne sachent pas ce qu’est un page, même sans en avoir une idée très précise.
    Comme je n’ai moi-même pas (encore) publié de livre, je m’abstiendrai de prophétiser sur les erreurs que je pourrais faire xD.

    1. Merci !
      Pour le page, les gens qui n’ont pas l’habitude de lire des romans fantasy ou historiques ne connaissent souvent pas le concept. Ce n’est pas la majorité mais j’ai eu souvent la question !

  3. Franchement : il faut avoir 0 regret. Déjà les regrets ça ne sert à rien et puis ce ne sont pas des erreurs que tu as faites : ce sont des leçons ! Dis toi que ce sont des leçons parce que le cerveau retiendra mieux et sera plus heureux. (Oui, je lis trop de PNL et de développement personnel). Et puis, ok ton roman est trop épais et alors ? C’est quoi le but ? Ecrire une bonne histoire ou vendre ? Oh, j’avoue que j’ai déjà un peu honte de demander des frais de ports lorsque j’envoie mon livre alors 7 euros WAHOU, mais l’important c’est l’histoire. Choisir un titre clair ? humm mouais, quand Amélie Nothomb publie SOIF, tu crois qu’elle se pose la question ? hihihi Tu as un joli titre alors ne te prend pas la tête.

    1. Héhé je t’avoue que cet article n’a pas vocation à être pris très au sérieux 😉 Bien sûr que l’histoire prime sur les frais d’envoi ! Si un jour je me mets à avoir des idées d’histoire plus courtes, tant mieux, mais en attendant je laisse libre cours à mon imagination.

  4. J’ai commis les mêmes erreurs que toi. Si je pouvais remonter le temps, j’écrirais des romans différents, même s’il est futile d’y songer: ce que j’écris aujourd’hui est bâti sur les erreurs d’autrefois, ce que j’écrirai demain est construit sur les errances d’aujourd’hui.

    1. Oui, j’en suis convaincue. C’est pour ça que cet article est à moitié ironique, en fait 😉 J’aime bien mon roman tel qu’il est, avec ses défauts, et bien sûr je n’aurais jamais envisagé d’en couper le tiers juste pour qu’il tienne dans une enveloppe ^^
      Mais blague à part, ça m’intéresserait à l’avenir d’essayer des formats plus courts, peut-être plus accessibles pour un lecteur de passage, et pour progresser sur la construction des intrigues sans me cacher derrière une galerie de 120 personnages

  5. Retour de ping : Le best-of de l’Astre et la Plume – L'Astre et la Plume

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