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Faut-il prendre un nom de plume ?

    Est-ce que c’est une bonne idée de prendre un nom de plume ? Quand est-ce que c’est pertinent de prendre un nom d’emprunt pour écrire ses romans ?

    Et surtout, comment le choisir, ce nom de plume ?

    Découvrez les raisons qui peuvent pousser à vouloir garder son vrai nom ou à en choisir un autre quand on construit sa carrière d’auteur et son identité de marque – car oui, votre nom d’auteur est un élément marketing.


    Faut-il prendre un nom de plume ?

    Retrouvez cet article en vidéo !


    “Que penses-tu de prendre un nom de plume ? Dans quels cas est-ce intéressant ?”

    Cette question m’a été posée par l’une des autrices que j’accompagne dans le cadre du Manoir Littéraire, mon programme de formation et d’accompagnement pour les auteurs.

    En effet, beaucoup d’auteurs débutants se posent cette question au moment quand ils écrivent leur premier roman et envisagent de le publier.

    Premièrement, prendre un nom de plume n’est jamais une obligation. Chaque auteur et chaque autrice est libre de ce choix.

    En revanche, c’est une décision que j’encourage à prendre assez rapidement :

    • Dès la publication de votre premier roman
    • Et même avant, dès que vous commencerez à communiquer en tant qu’auteur pour faire connaître vos livres et votre univers

    Parce que votre nom d’auteur, c’est comme une marque. C’est l’identité sous laquelle tous vos lecteurs et toutes les personnes à qui vous parlerez de votre livre vont vous reconnaître.

    Si vous communiquez en tant que “Pauline Martin”, mais que votre roman est signé “Alysanne Starlight”, personne ne va faire le lien. Pareil, je vous déconseille de changer de nom d’un roman à l’autre (sauf cas particulier : j’y reviendrai plus tard).

    Découvrez ici tous mes articles sur le thème de la communication d’auteur


    Pour répondre à la question qui m’a été posée : dans quel cas est-ce pertinent ou non de prendre un nom de plume ?

    L’intérêt de garder son vrai nom pour écrire

    Écrire sous son véritable nom, c’est la solution la plus classique.

    Les deux avantages principaux, c’est que :

    • C’est l’opportunité de réaliser le rêve de beaucoup d’auteurs : voir son nom sur la couverture d’un roman !
    • C’est simple : pas la peine de se prendre la tête pour choisir un autre nom… et pas de risque de dédicacer son livre en signant avec le mauvais nom 😉

    En revanche, il peut y avoir des cas où la solution de garder son vrai nom peut être moins idéale.

    Les avantages à prendre un nom de plume

    • Ne pas rendre son nom public

    Cette raison concerne les auteurs qui ne souhaitent pas parler à leur entourage du fait qu’ils écrivent ou, plus souvent, ceux qui ne veulent pas voir leurs écrits associés à leur identité professionnelle. Ça permet de contrôler à qui on veut révéler qu’on écrit et à qui on n’en parle pas.

    C’est notamment le cas quand on écrit sur des sujets sensibles, comme la politique, ou bien en romance et particulièrement en romance érotique.

    Tout le monde ne souhaite pas voir ses romans apparaître dans les résultats de recherche Google si un potentiel recruteur cherche à en savoir plus sur eux… Et ça se comprend très bien !

    • Améliorer son référencement

    Toujours dans la thématique des recherches web, si un lecteur potentiel cherche votre nom d’auteur avec l’intention d’acheter votre livre, c’est important que les deux soient bien associés.

    Or, si vous avez un nom un peu trop courant, voire similaire à celui d’une personne célèbre, ça risque de brouiller les résultats.

    Typiquement, la recherche “Pauline Martin” en mai 2022 renvoyait plus de 34 millions de résultats… dont une autrice chez Albin Michel, une conseillère départementale et une maire.

    • Distinguer sa communication quand on écrit dans des genres différents

    Ce dernier cas concerne plutôt les auteurs confirmés, qui se sont déjà fait un nom sur leurs premiers romans et souhaitent se diversifier en écrivant dans un nouveau genre littéraire. Par exemple, écrire de l’horreur après avoir fait carrière dans la romance.

    Certains auteurs choisissent alors de différencier complètement leur communication pour s’adresser différemment à chacun de leurs lectorats.

    Parce que même si quelques lecteurs fidèles sont capables de lire n’importe quel livre de leur auteur préféré, ce n’est souvent pas le cas de la majorité. Dans notre exemple, les lecteurs et lectrices de romance n’auraient pas très envie de lire de l’horreur ni d’en entendre parler.

    Pour l’auteur, ça veut donc dire : newsletter distincte, comptes séparés sur les réseaux sociaux… et peut-être nom de plume différent.


    Comment bien choisir son nom d’auteur ?

    Voici quelques recommandations à suivre quand on décide de prendre un nom de plume :

    • Éviter les noms trop kikoolol 😉

    Un nom de plume, ça colle à la peau ! Il faut être prêt à l’assumer pour de longues années, donc attention à ne pas en choisir un qui soit trop kitsch (Papillon Delumière, par exemple, ça vieillit mal).

    • Choisir un nom qui a du sens

    Quitte à se forger un nom, autant qu’il colle à votre univers créatif. Il peut, par exemple, faire référence à un personnage ou une personnalité historique qui vous inspire (comme Robin des bois – Robin Hood en anglais – pour l’autrice Robin Hobb).

    • Coller à son genre littéraire

    Certains noms sont plus évocateurs que d’autres et peuvent renvoyer une image qui colle plus ou moins bien avec un genre littéraire ou un autre.

    Par exemple, entre “Rosie Waltz” et “Bones T. Nox”, le premier s’associerait bien à de la romance ou du feel good, tandis que l’autre évoque plus de l’horreur ou de la dark fantasy.

    • Rester prononçable

    Certains auteurs font le choix de prendre un nom à consonance exotique, qu’elle soit anglophone ou féérique. Attention tout de même à ce que le nom reste facilement prononçable : évitez donc les excès de consonnes et d’accents bizarres.

    C’est plus simple pour communiquer – et ce n’est jamais agréable d’entendre quelqu’un écorcher votre nom en le prononçant de travers 😉.

    • Faire simple

    Enfin, il est aussi tout à fait possible de se simplifier la vie en utilisant simplement des variantes de votre nom : changer une ou deux lettres, prendre l’initiale de son propre prénom au lieu du prénom entier, le nom de jeune fille d’une grand-mère, etc.


    Et moi ?

    Au cas où vous poseriez la question, Astrid Stérin est mon vrai nom et je l’aime beaucoup 😊.

    Pour commencer, j’ai la chance que ce soit un nom peu répandu – en tout cas, je ne connais personne qui le partage, et c’est bien moi qui ressors en tête des résultats de recherche (sur 66 000 résultats).

    J’ai toujours rêvé de le voir sur la tranche d’un livre dans le rayon fantasy à la Fnac, entre les romans de mes auteurs préférés. Donc pour moi, prendre un nom de plume n’a jamais été une option – je ne me suis même pas posé la question.


    En bref, dans tous les cas c’est à vous de choisir quel nom d’auteur ou d’autrice vous souhaitez prendre. En revanche, choisissez bien parce que c’est une décision que vous devrez assumer longtemps.

    Vous écrivez avec un nom de plume ? Dites-moi en commentaire ce qui vous y a poussé et comment vous l’avez choisi !

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